“Le Sm’art est devenu une fête incontournable de l’art ”

Ils sont collectionneurs ou designers, amateurs d’art ou néophytes, professionnels du monde de l’art ou décorateurs d’intérieur... Et, tous ont rendez-vous du 11 au 15 mai dans les allées du Parc Jourdan, à Aix-en- Provence, pour la 12e édition du Sm’art. Authentique galerie d’art à ciel ouvert, ce Salon d’art contemporain a rassemblé près de 25 000 personnes l’an passé. Une popularité en hausse dont se réjouit Christiane Michel, créatrice et commissaire d’un événement qui contribue au rayonnement et à la valorisation de 200 artistes émergents ou reconnus. Sa priorité ? “Avancer ensemble dans l’innovation et la créativité...”

Le Journal du Pays Salonais & du Pays d’Aix : Quelle est la philosophie du Sm’art ? Christiane Michel, présidente-fondatrice et commissaire de l’événement : En le parcourant, soyez certains que vous partagerez les valeurs qu’il incarne : la création, l’audace, la curiosité, la sensibilité... En douze années, nous avons réussi à capter tous les publics et toutes les tendances : collectionneurs, acheteurs ou simples curieux. Le tout en faisant cohabiter les différentes personnalités de l’art actuel, soutenant les talents, les galeries et les artistes émergents. Voilà pourquoi le Sm’art est devenu une fête incontournable de l’art.

JDPS : Quels seront les invités d’honneur cette année ?
Christiane Michel : Il y aura Jacques Salles, structeur, et Dire 132, Street artiste. Installé à l’Isle sur la Sorgue, Jacques Salles est un ancien ingénieur qui a œuvré à la construction de ponts, de barrage, d’usines... Tout à fait dans la mouvance du sculpteur américain Calder, ce doux rêveur est inspiré par les créations de la nature, les palmes, les feuilles et toiles d’araignée, qu’il observe avec admiration depuis toujours. Les matériaux utilisés sont l’aluminium, l’inox, les matériaux composites, les fils et garcettes de nylon, assemblés par soudure, collage, nouage. Les structures de Jacques Salles sont une histoire d’amour avec le vent et les branches...

JDPS : Pourquoi le choix de Dire 132 ?
Christiane Michel : Toujours investi dans l’univers du graffiti pur et dur, Dire se rapproche du Street Art depuis quelques années ; tout d’abord par des séries de collages, puis par des travaux sur papier ainsi que sur toile. Une fascination apparait dans les travaux de style brut. Sollicité par de nombreux festivals, Dire 132 intervient sur des événements tels que Solidays à Paris, Graffiti Art à Bruxelles, l’autoroute L2 à Marseille... Une belle invitation à vivre sur le salon, entre performance géante de live-painting/graff, rencontres artistiques/graphiques, et ateliers d’initiation graff.

JDPS : Comment le Sm’art a-t-il conquis le monde de l’entreprise ?
Christiane Michel : A travers le mécénat d’art, les entreprises cultivent leur image et offrent aux salariés, à leurs clients et fournisseurs, une ouverture originale pour les fédérer autour d’un intérêt commun. L’artiste en tant qu’éclaireur, défricheur de nouveaux espaces d’expression et de réflexion, devient un marqueur de son époque et un pourvoyeur de sens pour l’entreprise. La démocratisation de l’art a facilité son introduction dans l’entreprise, c’est aujourd’hui un élément du management auquel les chefs d’entreprises clairvoyants n’hésitent plus à faire appel...

JDPS : Le patron ne se situe-t-il pas à l’opposé de l’artiste ?
Christiane Michel : Comme le souligne si bien Yves Delafon, président du GEPA (Groupements d’entrepreneurs ou indépendants du Pays d’Aix), “la rencontre entre l’entrepreneur et l’artiste ont en commun le rêve. Tous deux sont animés par la vision d’un devenir et d’une volonté d’expression d’un projet qu’ils portent et qui s’imposent à eux. Tous deux subissent la contrainte du matériel, et la difficulté de faire entendre et accepter une création souvent innovante, parfois dérangeante. Tous deux contribuent à la diversité, donc la richesse, de notre société.“ C’est pourquoi nous accueillons la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur et son Président Hervé Frapsauce, dont l’objectif est d’organiser à travers le Sm’art, une rencontre avec les acteurs économiques, les réseaux d’entrepreneurs de la ville d’Aix-en-Provence et alentour, afin de faciliter le dialogue dans un milieu artistique.

JDPS : Comment définiriez- vous l’art contemporain ?
Christiane Michel : L’art contemporain a la particularité d’interpeller, d’innover, de bousculer les lignes. À chaque génération ses mouvements, ses chefs de file. Critiqués ou adulés, les artistes font rarement l’unanimité mais laissent la trace du regard qu’ils portent sur leur époque. Le Sm’art véhicule bien cette idée. Véritable mue artistique, il se réinvente à chaque édition en proposant de découvrir de nouveaux talents, de faire de belles rencontres.

- Jeudi 11 mai, de 10h à 23h :
nocturne, soirée de vernissage, ambiance musicale avec les “Swingmen” (Jazz & Pop)
- Vendredi 12 mai, de 10h à 20h
- Samedi 13 mai, de 10h à 23h :
nocturne, soirée de vernissage exposants
- Dimanche 14 mai, de 12h à 20h
- Lundi 15 mai, de 10h à 20h

Entrée : 10 €
Gratuite pour les enfants de - de 12 ans et les personnes en situation de handicap Tarif catalogue : 12 €
Entrée + catalogue : 20 €

Parc Jourdan à Aix-en-Provence
Rue Anatole France (centre-ville) Stationnement : parkings Mignet & Rotonde