“Le plaisir est un moteur extraordinaire”`

Mercredi 26 juillet, sur la scène du Château de L’Empéri, le génial imitateur de 33 ans interprétera les plus grandes voix de la chanson française, mais aussi internationale,
à l’occasion de ses dix ans de carrière. Entretien avec “The Voice”, et bien plus encore...

Capture d’écran 2017-07-29 à 09.30.05Journal du Pays Salonais & du Pays d’Aix :
10 ans de scène, mais surtout 33 ans. Est-ce l’âge de la maturité comme disent tous les chanteurs ?

Michaël Gregorio : Je dirais plutôt l’inverse puisque sur cette tournée je me suis amusé à m’en éloigner le plus possible, en jouant sur les codes de mon enfance, dans les années 90.

JDPS&PA : Hormis votre rôle de parrain pour ELA, on connaît peu l’homme qui se cache derrière l’artiste. Pourquoi ?

Michaël Gregorio : Cela me va très bien comme ça. J’aime bien l’idée de garder une part de mystère, c’est mon côté Mylène Farmer sauf que moi je réponds à vos questions (rire).

JDPS&PA : Vous écoutez quoi en ce moment ? Michaël Gregorio : JJ Johnson,

Elliott Smith... Récemment, je me suis aussi fait une journée Sinatra ! Sinon, côté francophone, Bashung, Christophe, Berger, Souchon, Piaf, Brel, Dominique A, Les Inno- cents...

JDPS&PA : Le tube que vous auriez aimé écrire ou composer ?
Michaël Gregorio : Je ne me suis jamais posé cette question... Disons que je suis gâté car j’ai la chance d’en interpréter plein sur scène.

JDPS&PA : Votre voix a-t- elle changé depuis votre premier spectacle “J’aurai voulu être un chanteur”, en 2006 au Café de la danse ? Michaël Gregorio : Oui, elle est plus mûre, j’ai pris des “graves”. Avec le temps, je la maîtrise. Parfois, quand je réécoute des vieux enre- gistrements, je me dis que j’avais davantage d’aigus.

JDPS&PA : Quel est l’artiste le plus facile et, à l’inverse, le plus difficile à interpréter ? Michaël Gregorio : Certains sont plus évidents que d’autres, mais plus que la voix ou la chanson c’est l’angle qui est intéressant à trouver. Il n’y a pas que le travail vocal ; par exemple, j’ai suivi les conseils de la chorégraphe de Stromae - Marion Motin - pour réussir la transition entre les voix de Brel et Stromae. Or, au départ, ma seule imitation de ce dernier ne m’enthousiasmait pas ; désormais, l’ensemble est une réussite.

JDPS&PA : Quand on a rempli Bercy et joué devant plus d’1 million de spectateurs, à quoi rêve-t-on ? Le Stade de France ?

Michaël Gregorio : Je suis assez pudique concernant mes rêves, même artistiques, et même si je me suis déjà produit dans des petits stades, je ne rêve pas forcément d grandeur ! J’ai commencé ma carrière en tant que comédien et j’aimerais revenir à mes premières amours. Il y a des projets en cours et je me verrais bien m’arrêter après la tournée pour m’y consacrer pleinement.

JDPS&PA : Révélé à 17 ans par Graine de Star en 2001, produit par Ruquier à vos débuts en 2005... Quel est votre meilleur souvenir télé ?
Michaël Gregorio : Graine de Star demeure un souvenir très fort : le trac, l’inconscience de jouer devant 3 à 4 millions de téléspectateurs... J’avais

interprété Dave, Zazie, Daniel Lavoie... Sinon, le duo improvisé avec Joe Cocker restera une immense rencontre.

JDPS&PA : Une chronique quotidienne à la radio comme

Gerra (RTL), Canteloup (Europe 1) ou Le Bret (RFM) vous intéresserait-il ? Michaël Gregorio : Non, car il serait difficile pour moi de réagir à l’actualité compte tenu que je ne fais que des chansons. Je les adore mais ce serait vraiment contraignant.

JDPS&PA : Un spectacle d’imitation avec des voix parlées, vous y pensez ? Michaël Gregorio : Aujourd’hui, ça ne m’intéresse pas.

JDPS&PA : Vous jouerez à Salon le 26 juillet, deux jours avant Christophe Maé... dont les fans avaient critiqué l’un de vos sketches. Michaël Gregorio : Ça reste une anecdote, car je ne le connais pas. Il ne faut pas y attacher trop d’importance, sachant que lorsque je croise des chanteurs que j’imite c’est sur des plateaux télé et, donc, je n’ai que des retours sympathiques.

JDPS&PA : Tiens, si on se donnait rendez-vous dans dix ans... Ça vous inspire quoi ?

Michaël Gregorio : De continuer de vivre de belles surprises, grâce à des rencontres déterminantes, comme tout ce qui m’arrive depuis... 10 ans ! Le plaisir est un moteur extraordinaire et la récompense c’est le public qui vous la donne.